Au coeur du son

Le surfaçage de ce chevalet plat est étudié pour que la corde, mise en vibration, génère un ensemble de sons harmoniques aux résonances prolongées. Selon la courbure de la surface, la tension, l’épaisseur et le matériau de la corde, les résultats obtenus seront très différents les uns des autres.
Les traités musicologiques de l’Inde médiévale décrivent précisément ce type de chevalet dénommé patrika. Il était alors fait d’une plaque métallique dont la courbure est comparée à celle de la carapace d’une tortue. Cette plaque reposait sur une pièce de bois évidée (kakubha) et emboîtée à l’extrémité inférieure du tube.