Au coeur du son

L'iconographie comme les textes anciens décrivent parfois un petit dispositif constitué d’une fibre végétale, placé perpendiculairement entre la corde et la surface de contact, que l’on fait glisser sous la corde à l’endroit désiré afin d’obtenir un timbre particulier.
Ce procédé appelé jiva (du mot sanscrit jivan, littéralement celui qui donne la vie) est toujours en vigueur sur les chevalets des tanpura, instruments «à bourdon» qui fournissent à la musique vocale et instrumentale un accompagnement indispensable. Un auteur du 12e siècle précise que le jiva est le lieu où réside la déesse Sarasvati.